
La voix des dentistes depuis 60 ans


Constitution de l’Association professionnelle des chirurgiens dentistes du Québec (Gazette officielle du Québec, 18 juin 1966), née d’une volonté claire de représenter et de défendre les intérêts des dentistes. Elle adoptera le nom d’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) en 1970. Comme d’autres associations professionnelles, l’ACDQ bénéficie de la formule RAND, qui assure un financement essentiel au maintien des services offerts à ses membres et sa capacité de représenter pleinement les besoins des dentistes.


Entrée en vigueur du régime d’assurance maladie du Québec sous le gouvernement du Robert Bourassa. En 1974, après de nombreuses représentations de l’ACDQ, le gouvernement mettra sur pied le premier régime public de soins dentaires destiné aux enfants de 0 à 8 ans.


L’ACDQ publie son premier Guide des tarifs et nomenclature des actes buccodentaires. C'est une étape marquante qui donne naissance à un outil essentiel pour les dentistes au Québec, développé selon une méthodologie rigoureuse par un comité réunissant des dentistes et d’autres experts pour refléter fidèlement les coûts d’exploitation des cliniques dentaires. Grâce aux représentations menées par l’ACDQ au fil des années, le guide des tarifs demeure aujourd’hui une référence reconnue par les assureurs privés, démontrant la valeur des services et l’expertise des dentistes.


L’ACDQ mène sa première négociation dans le cadre du régime d’assurance maladie du Québec de la RAMQ.
La même année, la création d’un programme d’hygiène dentaire dans six cégeps soulève des questions quant au respect du champ de compétence des dentistes, que l’ACDQ a défendu.


L’ACDQ fonde Sogedent Assurances, sa première filiale, afin d’offrir aux dentistes, à leur famille et aux étudiants en médecine dentaire une gamme de produits d’assurance et de services-conseils adaptés à leur réalité professionnelle. L’offre d’assurance sera élargie en 1985 par le rapatriement de l’ensemble des portefeuilles d’assurance des dentistes québécois détenus par l’Association dentaire canadienne (ADC).


L’ACDQ devient actionnaire de la Financière des professionnels (connu sous le nom du Fonds médico-dentaire), développant une expertise en placements et gestion de patrimoine, dont les actifs sous gestion passent de 10 M$ en 1981 à 8 G$ en 2026. Ce partenaire de l'ACDQ est aujourd'hui connu sous le nom de fdp Gestion privée.
Création de la Société de services dentaires (SSD), une filiale de l’ACDQ chargée de mettre en place un nouveau programme permettant le paiement direct aux dentistes des montants couverts par les assureurs.


Mise en place de Dentaide par la SSD, un service facilitant la gestion des honoraires réclamés aux assureurs participants et qui s’inscrit dans la volonté de l’Association de préserver la liberté thérapeutique et l’indépendance professionnelle des dentistes face aux pressions liées notamment à la délégation de paiement et aux tentatives d’influence des assureurs. Dans les années 1990 et 2000, l’ACDQ s’est d’ailleurs opposée à plusieurs initiatives visant la création de réseaux de dentistes à tarifs négociés (PPO), notamment portées par certains groupes, comme des associations policières et étudiantes.


L’ACDQ se dote d’un service juridique pour conseiller les dentistes sur les enjeux légaux.


L’ACDQ met en place le premier cours de perfectionnement professionnel (CPP) en collaboration avec les sociétés dentaires, contribuant au développement continu des compétences des dentistes.


La docteure Micheline Blain devient la première femme présidente de l’ACDQ, marquant un jalon important dans son histoire. Reconnue pour son engagement, son leadership et son profond sens de la collectivité, elle décède en fonction en 2001. L’ACDQ crée la même année le prix Micheline-Blain, remis à un étudiant de chacune des facultés de médecine dentaire afin de souligner l’engagement, l’esprit communautaire et la capacité à représenter ses pairs.
Naissance du Réseau ACDQ, un protocole de normes et de procédures standardisé qui définit les modalités de télétransmission des réclamations des patients aux compagnies d’assurance participantes.


L’ACDQ défend le droit des dentistes à la constitution en société (incorporation) afin notamment de leur donner accès à des avantages fiscaux.


Devant l’instabilité et la disparition subite de plusieurs fournisseurs de logiciels dentaires, l’ACDQ s’associe à la firme CTRL (concepteur de logiciels de gestion pour le secteur dentaire depuis 1992) et devient propriétaire des codes sources du logiciel de gestion dentaire Progident. Alors que le marché se stabilise en 2021, l’ACDQ se retire de ce secteur afin de recentrer ses activités sur sa mission première.


Création du réseau Net+ACDQ, qui permet d’acheminer les réclamations de façon sécurisée tout en contrant l’ingérence des assureurs. Une nouvelle solution sera formulée en 2022 avec ACDQ Express.


L’ACDQ s’oppose au rapport Bernier, qui propose, entre autres, une révision des champs d’exercice et des actes réservés pour l’ensemble des professions buccodentaires. L’ACDQ suit ce dossier de près et intervient à plusieurs reprises, notamment en déposant un mémoire et en participant, en 2019, à la commission parlementaire sur le projet de loi 29, Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions notamment dans le domaine buccodentaire et celui des sciences appliquées, le tout afin de défendre le champ de pratique des dentistes.


Résolution du conseil d’administration de l’ACDQ pour promouvoir l’arrêt de la délégation de paiement afin de préserver l’autonomie des dentistes et ne pas subir les contraintes imposées par les compagnies d’assurance.
L’ACDQ annonce un soutien à l’organisme des Auberges du cœur pour offrir des soins gratuits à des jeunes qui trouvent refuge dans les 28 Auberges du cœur aux quatre coins du Québec.


L’ACDQ met sur pied son programme d’incitatif financier pour encourager les étudiants à effectuer un stage dans les régions fortement affectées par la pénurie de main-d’œuvre. Les cliniques accueillent leurs premiers stagiaires à l’été 2017.


Devant l’impasse des négociations de l’entente cadre 2015 2023 avec le gouvernement du Québec, l’ACDQ mobilise ses membres. Plus de 2 000 dentistes déposent alors leur formulaire de non participation à la RAMQ. La journée même, le gouvernement impose un arrêté ministériel pour une période de deux ans, suspendant le droit des dentistes de devenir non participants. L’événement illustre les batailles récurrentes menées par l’ACDQ afin de faire reconnaître les frais d’exploitation des cliniques dentaires.
Déploiement d’un programme de formation générale en gestion destiné aux cliniques dentaires, conçu en partenariat avec HEC Montréal, une première dans le secteur de la santé au Québec. Un second programme axé sur la gestion des ressources humaines viendra enrichir cette offre dès 2024.


L’ACDQ lance le Programme VERT, développé en collaboration avec RECYC-QUÉBEC, afin d’accompagner les cliniques dentaires dans l’adoption de pratiques écoresponsables. En 2024, le programme est récompensé au Gala Envirolys par le prix Projet Vert ICI+.
L’ACDQ participe à la consultation du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) sur le processus d’enquête des bureaux des syndics des ordres professionnels. Les recommandations de son mémoire seront d’ailleurs reprises dans le rapport du CIQ.


Face à la pandémie de COVID-19, l’ACDQ met en place une cellule de crise, intensifie ses interventions publiques et ses représentations gouvernementales, en plus d’instaurer un canal de communication quotidien pour soutenir ses membres pendant la fermeture des cliniques, qui durera près de trois mois. La profession se mobilise également pour contribuer à l’effort de santé publique (vaccination, surveillance des protocoles d’asepsie, etc.).


Les démarches conjointes de l’ACDQ et de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec mènent, dans un contexte marqué par la pénurie de main-d’œuvre, au retour du programme accéléré en hygiène dentaire au cégep de Saint-Hyacinthe pour les dentistes formés à l’étranger.
La même année, l’ACDQ lance un service-conseil en ressources humaines, en collaboration avec la firme Altifica, afin de soutenir les cliniques dans la gestion de leur personnel.


L’ACDQ organise la première édition de « Mordant », un événement rassembleur créé exclusivement pour les dentistes. Elle lance aussi une campagne de marque employeur pour soutenir le recrutement et valoriser la profession.
L’ACDQ procède à une restructuration par la fermeture de sa filiale SSD, en activité depuis plus de 40 ans. Elle intègre les services de celle-ci à ses activités.
À la suite de l’annonce par le gouvernement fédéral de la création d’un régime public de soins dentaires, qui deviendra le Régime canadien de soins dentaires (RCSD), l’ACDQ multiplie les représentations afin de s’assurer que sa mise en œuvre respecte les conditions d’exercice des dentistes, notamment leur autonomie professionnelle et leur liberté de fixer leurs honoraires.
L’ACDQ déploie une série de mesures pour accompagner les cliniques dans l’importante réforme de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25) ainsi que l’adoption de la Loi sur les renseignements de santé et de services sociaux (Loi 5). Elle en fera de même en 2026, en réponse aux importants changements législatifs en matière de santé et de sécurité au travail.


Élaborés avec l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), les contrats d’Alliance et du Réseau de l’ACDQ ont été signés par l’ensemble des assureurs comptant une clientèle importante au Québec. Ils visent notamment à encadrer les relations entre les dentistes et les assureurs en protégeant l’autonomie professionnelle des dentistes, à harmoniser les procédures et à en améliorer l’efficacité. Près de 40 assureurs et tiers payeurs signent ces ententes.
L’ACDQ se joint à la plateforme d’achats propulsée par Sowingo, offrant aux cliniques un accès simplifié à des fournitures et équipements à prix avantageux. Cette initiative vise aussi à soutenir l’indépendance des dentistes qui le souhaitent face aux grandes corporations.
L’ACDQ lance la plateforme danslesdents.ca au cœur d’une vaste campagne d’information visant à faire connaître les carrières du domaine dentaire auprès des orienteurs scolaires et des élèves du secondaire.
Dans le cadre des travaux entourant le projet de loi 67, Loi modifiant le Code des professions pour la modernisation du système professionnel et visant l’élargissement de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des services sociaux, l’ACDQ se joint à la Table de concertation des associations de professionnel.les (TaCAP), un regroupement d’associations représentant plus de 20 000 professionnels. Cette initiative vise à porter une voix concertée auprès du gouvernement pour assurer un encadrement du travail des syndics et de prévenir toute dérive potentielle. L’ACDQ a d’ailleurs été l’une des trois associations à participer à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi 67.


Alors que le RCSD est élargi aux personnes âgées de 18 à 65 ans en 2025, l’ACDQ intensifie ses interventions auprès du gouvernement afin, entre autres, d’améliorer la clarté des communications et d’alléger les lourdeurs administratives pour les équipes des cliniques dentaires. L’ACDQ réitère également que ce programme constitue une aide financière et non un service entièrement gratuit. Les démarches se poursuivent à ce jour.


La filiale de l’ACDQ, Sogedent Assurances, fusionne avec Sogemec Assurances afin de bonifier l’offre de services en assurance destinée aux membres. À la suite de cette fusion, l’ACDQ devient également actionnaire de Sogemec.


L’ACDQ célèbre ses 60 ans. Depuis 1966, elle s’engage pour les dentistes en écoutant, unissant et amplifiant leurs voix. Elle prête attention à leurs visions et s’élève avec elles au fil d’actions porteuses de sens.
Aujourd’hui comme toujours, elle est la voix des dentistes.